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http://persecution-religieuse-france.la-guerre-d-espagne.net/ 
Nom du site: Persécution religieuse et christianophobie

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Précédents en France (loi 1905) - l'anticléricalisme de la fin du XIX ème

PRECEDENTS EN FRANCE

Page ajoutée le 6 janvier 2009 

La loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat présentée maintenant comme fondatrice de la laïcité, un modèle de tolérance et de progrès fut avant tout l'aboutissement d'une longue période de passions, d'intolérance et de violences pour exclure Dieu et les catholiques de France.
Les idées de Voltaire et sa guerre contre "l'infâme", la "bête immonde" avaient gagné une partie de la bourgeoisie à la fin du XVIII. Non seulement en France, mais dans presque toute l’Europe : C’était le siècle des "Lumières". Les "lumières" contre l'obscurantisme, le "fanatisme religieux". Voila résumé l'état d'esprit qui régnait à la fin du XIX siècle et le début du XX :
Le Concordat de 1802 semblait avoir été un bon compromis. Il reconnaissait que le catholicisme était la religion de la majorité des français. (95.5% d’entre eux se déclaraient catholiques), mais plus tard, la classe politique était dominée par la "libre pensée". Elle dénonçait le cléricalisme parce que, dénoncer le cléricalisme c’était dénoncer le monarchisme. Comme la République ne pouvait tolérer la religion, tout catholique était un ennemi de la République. (Ce qui se passera en Espagne est un parallèle parfait. Seuls les noms et la nationalité changent).
Vers la fin du XIX siècle, l’anticléricalisme avait gagné du terrain partout. Dans un environnement propice - ils avaient réussi à inculquer leurs idées dans une grande partie de la population. Ces bourgeois intellectuels –ou intellectuels bourgeois- combattaient le " fanatisme " en se donnant le beau rôle. Ils combattaient pour la liberté, pour libérer la France de la superstition ». Cette rage, cette haine contre la religion n’était-elle elle aussi du fanatisme? La liberté des uns ne s’arrête-t-elle pas où commence celle des autres ? Leur conception de la " liberté " ne privait-elle pas les autres de leur propre liberté ?

En 1878 Gambetta dévoile un programme concernant la religion. On y trouve tous les ingrédients annonciateurs de ce qui attend non seulement les catholiques français, sinon, par extension, ceux de nombreux pays européens: dispersions des congrégations, séparation de l'Eglise, rupture avec le Vatican, laïcisation de l'enseignement.
C'est ce dernier point qui irrite le plus les anticléricaux. C'est lui qui va être le plus violemment attaqué. Et  c'est surtout Jules Ferry qui va mener la charge contre l'Eglise. Il va y consacrer toutes ses énergies. (Certains diront déchaîner toute sa haine) Nommé ministre de l'Instruction publique, il va déposer deux projets de lois. Dans le premier, les membres du clergé sont exclus du Conseil supérieur de l'Instruction publique et des conseils académiques. L'autre supprime les jurys universitaires mixtes et ôte aux religieux le droit d'enseigner.
Adoptés à l'Assemblée, ces deux projets sont modérés par le Sénat qui refuse de retirer le droit d'enseigner aux religieux, mais les anticléricaux exigent alors qu'une loi antérieure soit appliquée. Cette loi permet d'interdire les congrégations non autorisées.

En mars 1880, Charles de Freycinet alors président du Conseil, fait publier deux décrets : dissolution des Jésuites et liquidation de leurs établissements. Les jésuites ne disposent que de trois mois pour régler leurs affaires et se disperser. L'autre décret s'attaque aux autres congrégations : elles doivent présenter une demande d'autorisation dans les trois mois sous peine de dissolution. Ces mesures touchent les religieux (environ neuf mille), mais aussi cent mille religieuses qui n’avaient rien à voir avec la politique.
Ces lois auraient pu avoir quelque chose de positif, comme, par exemple, libérer l’Eglise de la tutelle de l’Etat, à laquelle elle était soumise par le Concordat, mais les anticléricaux ne cachaient pas leur détermination farouche de déchristianiser la France.

Puis c’est l’enchainement des événements : Les jésuites sont expulsés. Les autres congrégations, par solidarité décident de ne pas demander les autorisations nécessaires. Six mille religieux sont chassés, deux cent soixante couvents fermés.
En 1882 l’instruction religieuse est supprimée dans les écoles primaires ; les prêtres n’ont plus le droit d’y pénétrer ; tous les symboles religieux sont interdits. Et ces lois vont s’étendre aussi à toute la société française : l’armée, la magistrature, tout le système de santé, les prisons etc. etc. On va jusqu’à supprimer le repos dominical ! (no comment !)
Avec la fameuse loi 1901 sur les associations, l’Etat multiplie les obstacles contre les congrégations religieuses. Leur existence civile est suspendue au bon vouloir d’une loi au Parlement. Toute congrégation non autorisée est hors la loi. Toutes les congrégations doivent rendre compte de leurs recettes et de leurs dépenses aux préfets, mais aussi la liste de leurs membres et l’inventaire de leurs biens. Une majorité de religieux refusant de se plier à ce texte, trois cents congrégations sont dispersées.

Le gouvernement d’Emile Combes (dont l’appellation de petit père Combes n’a jamais été aussi trompeuse) continue sur la lancée. Dès 1902, il fait fermer trois mille établissements catholiques, interdit le catéchisme. En Bretagne, il interdit les prédications en breton. Les ordres religieux qui avaient essayé de se cadrer dans la loi 1901 sur les associations – plus de quatre cent- sont dissous sans ménagement. Les expulsions, les tracasseries, les fermetures d’églises et de chapelles se multiplient. On va jusqu’à molester les personnes qui assistent aux offices.
Et en 1904 c’est l’apothéose avec la loi du 8 juillet qui interdit l’enseignement de quelque nature que ce soit à toutes les congrégations! Il en résulte quatorze mille écoles fermées et plus de trente mille religieux exilés. Les groupes de libre pensée, les loges maçonniques, la Ligue des droits de l’homme, les anticléricaux de tous poils, crient victoire : l’ennemi est terrassé !
Curieuse conception de la démocratie !
Enfin, c’est Aristide Briand qui dépose à la chambre son projet de séparation de l’Eglise et l’Etat. C’était la dixième
En décembre 1905 cette loi est promulguée. Elle prévoit entre autres choses, qu’il soit fait un inventaire de tous les biens ecclésiastiques. Les fonctionnaires chargés de le faire auront tous les droits pour perquisitionner.
Très vite la tension monte. Le clergé décide de faire une opposition passive, mais il n’en est pas de même avec les croyants. Ceux-ci empêchent les fonctionnaires de rentrer dans les églises en faisant des barrages humains ; ils expulsent parfois violemment ceux qui étaient déjà rentrés. Les forces de l’ordre interviennent, des heurts font des dizaines de blessés. Par contre, les deux ou trois victimes à déplorer, sont morts à la suite d’accidents survenus au cours des bousculades. Le pape Pie X publie deux encycliques protestant contre cette situation. Le gouvernement décide : La loi 1905 sera appliquée dans toute sa rigueur. Elle le sera sans le consentement de l’Eglise.

Un an après la loi entre en vigueur. Le Nonce est expulsé, tous les bâtiments ecclésiastiques sont  sous séquestre. Ils deviennent des bâtiments publics et seront transformés en mairies, tribunaux, préfectures etc.

Heureusement, au fil des années la loi 1905 sera amendée et interprétée de façon plus démocratique. Peu à peu les catholiques retrouveront la liberté de réunion, la liberté d’expression, de fonder des paroisses. Les chrétiens retrouvent peu à peu leur liberté religieuse et les églises leurs fonctions premières.

Tout ce qui vient d'être décrit sera repris en Espagne. Seuls les noms et la nationalité des personnes changeront, mais en Espagne la violence l'emportera vite sur la raison. La franc-maçonnerie et l’anarchisme avaient fortement conditionnés la classe ouvrière et les conséquences seront dramatiques. 
Le 11 mai, soit moins d’un mois après la proclamation de la II République, des centaines de bâtiments religieux, églises, couvents, maisons de retraites mais surtout les bâtiments d’enseignement religieux sont saccagés, pillés, incendiés. Le premier prêtre avait déjà été tué à Palencia le 1er mai, traversé par un pieu et laissé là, agonisant. La plus féroce persécution de l’Histoire avait commencé. Les chrétiens paieront un lourd tribut à ce climat d'intolérance.

De nos jours, la violence et l'intolérance ne sont  plus physiques, mais elles sont là et bien là, prêtes à exploser à la moindre éticelle ! Le conditionnement a repris de plus belle en faisant l'amalgame entre les chrétiens et le fascisme. Beaucoup n'ont pas supporté, les églises se sont vidées...


 


Date de création : 06/01/2009 @ 09:59
Dernière modification : 31/10/2009 @ 08:15
Catégorie : Précédents en France (loi 1905)
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 Persécution en Espagne pendant la II République



La conduite de l'Eglise espagnole pendant la guerre civile est encore et toujours, violemment critiquée.
On l'accuse d'avoir été réactionnaire, hypocrite, fasciste, obscurantiste. Elle aurait été soumise aux puissants et aurait méprisé les pauvres. Immensément riche, elle se serait rangée du côté de la force de peur de perdre ses privilèges.

Pourtant, il suffit d'étudier un peu cette époque pour s'apercevoir que toutes ces critiques ne dépassent pas le stade de la propagande. Elles peuvent facilement être réfutées, une par une.
C'est ce que vous pourrez trouver sur ce site.

Lisez argument par argument. vous comprendrez vite qu'il suffit juste d'un peu de bon sens, pour s'en convaincre.
Puis vous pourez lire  quelques unes des horreurs commises dans la page "le massacre"
 

 



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france_mwxx.gifJe remercie les internautes qui  donnent leurs appreciations.

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