Persécution des chrétiens en Espagne de 1931 à 1939

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Argument 5

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L'Eglise avait une influence excessive sur la vie politique avec l'hostilité du clergé à la République.

FAUX :

Une autre des accusations contre l'Eglise est celle de sa trop grande influence sur la vie politique et celle de l'hostilité du clergé à la République. AZAÑA en fit le reproche à un de ses professeurs, seul survivant au massacre. Il reprocha aussi à l'Eglise de ne pas avoir voulu céder à la suppression de quelques libertés. Il appela cela: "l'intransigeance, la férocité du tout ou rien". Dans les faits, on se servit de cet argument pour justifier la dureté des mesures prises, celle des assassinats et pour rejeter la responsabilité de la persécution sur les catholiques eux mêmes.
L'influence était, certes réelle, mais pas exagérée. Elle avait ses racines dans une Histoire vielle de plusieurs siècles et, en particulier, pour son opposition farouche à l'envahisseur Napoléon, puis dans la foi de la majorité de la population. L'Eglise représentait aussi la stabilité, le guide sûr par contraste, aux périodes d'exaltation révolutionnaire. L'invocation d'un pouvoir accablant de sa part ne fut qu'un prétexte pour imposer à son tour un pouvoir exorbitant contre elle, et les croyants majoritaires, par une minorité exaltée. Une telle persécution ne pouvait que déchaîner des tueries.

Les victimes religieuses, dans leur immense majorité, n'appartenaient à aucun parti duquel les gauches auraient pu craindre des agressions. Elles ne faisaient pas de politique. Les moines et les religieuses vivaient souvent reclus dans leurs monastères ou leurs couvents, donc la persécution obéissait à quelque chose de plus que la haine "politique". Elle ne pouvait avoir aucune utilité au point de vue guerre. On peut même dire qu'elle aurait pu porter préjudice aux auteurs et leur "image" de démocratie, d'humanisme et de culture. La Grande-Bretagne, la France et USA auraient certainement hésiter d'avantage à apporter de l'aide au Front Populaire, malgré les clameurs "républicaines" et "démocratiques" de celui-ci. .

Il fallait donc cacher la vérité au monde extérieur. Les espagnols eux-mêmes le savaient-ils? Le19 septembre, une directrice du Komintern donna les ordres pour faire une campagne internationale, "contre l'affabulation de persécution religieuse". De là toutes une série de mesures pour la cacher ou la minimiser. Le PNV (basque) lui aussi, et en en particulier le ministre IRUJO, que les historiens qualifient de "chrétien", fit tout ce qui était en son pouvoir pour dissimuler l'ampleur de la tuerie.
C'est ainsi que OSSORIO y GALLARDO ambassadeur du Front Populaire dans différents pays d'Europe fut chargé de répandre la fausse information disant que les églises servaient de dépôts de munitions ou de forteresses, d'où on tirait sur le peuple.

 

Depuis 1931 les églises subissaient des saccages. Il aurait fallu être le dernier des imbéciles pour y entreposer des munitions!


Date de création : 17/06/2008 @ 09:40
Dernière modification : 20/06/2008 @ 13:13
Catégorie : Arguments
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                     Les chrétiens persécutés

 Persécution en Espagne pendant la II République



La conduite de l'Eglise espagnole pendant la guerre civile est encore et toujours, violemment critiquée.
Accusée de réactionnaire, hypocrite, fasciste, obscurantiste, elle aurait été soumise aux puissants et aurait méprisé les pauvres.
Immensément riche, elle se serait rangée du côté de la force de peur de perdre ses privilèges.

Pourtant, il suffit d'étudier un peu cette époque pour s'apercevoir que toutes ces critiques ne dépassent pas le stade de la propagande. Elles peuvent facilement être réfutées, une par une.
C'est ce que vous pourrez trouver sur ce site.

Lisez argument par argument. vous comprendrez vite qu'il suffit d'un peu de bon sens, pour s'en convaincre. Puis lisez quelques unes des horreurs commises dans la page "le massacre"
 

 

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