Persécution des chrétiens en Espagne de 1931 à 1939

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 De nos jours, en regardant les personnes présentes au cours d'une célébration de messe, ne vous est-il pas arrivé de penser : - par quel miracle ces personnes sont-elles là ?-

D’abord, qu’est-ce qui les a amenées à croire en Dieu ? Un besoin ? Leur éducation ? Les aléas de la vie ? Un événement particulier ? Un soif d’idéal ? Un besoin de réconfort qu’elles ne trouvent plus chez les hommes ? Un « appel de Dieu »? Quoi ? Qui ?  Comment ? Pourquoi ? Ce sont les questions que l'on se pose. Vraiment  il est juste de dire que les chemins qui mènent à Dieu sont impénétrables ! !

Mais surtout, surtout!  par quel miracle tous ces gens sont-ils encore là! Après avoir surmonter leurs propres faiblesses, à combien de difficultés auront-ils dû faire face ? Essuyer combien de railleries, de sarcasmes, de quolibets ? de mauvaises blagues ?Essuyer combien de brimades ? Résister à combien de tentations ? Combien d’épreuves auront-ils surmonté ? Et si dans nos pays, ils n’ont pas eu à choisir entre le martyre et leur foi,  toutes ces attaques, toutes ces pressions quotidiennes ne sont-elles aussi intolérables ? Elles sont  insupportables, usantes ! En mer, l’assaut incessant des vagues finit par arrondir les arêtes les plus vives des rochers, et pourtant, eux, ils sont encore là ! N'est-ce pas là un vrai miracle ?

Puis, observez ces gens dans les bancs de l'église et demandez-vous à quelle catégorie sociale ils appartiennent. Vous ne verrez qu’un nombre extrêmement restreint d’ouvriers. Pourquoi ? Non pas parce que l’Eglise s’est coupée de la classe ouvrière comme certains et même des hebdomadaires « catholiques » se complaisent à répéter, mais parce que les classes laborieuses sont les plus exposées à deux sortes d’intolérance ;

 Il y a celle que l’on pourrait appeler l’intolérance de l’imbécile, totalement gratuite, faite de boutades, railleries, mauvaises plaisanteries, phrases méprisantes, mais qui sont extrêmement, terriblement efficaces. L’ouvrier chrétien doit les subir au quotidien et cela depuis les bancs de l’école primaire.Peu de fils d'ouvriers retournent à l'église après leur première communion. Au bout de quelques mois, il n'en reste plus du tout ou ce sont alors des miraculés! Et pourquoi donc ?
 Et il y a l’autre, bien organisée, qui vient surtout de l’enseignement, puis des syndicats, des journaux, de la radio, de la télévision, (il faut voir avec quelle délectation ils annoncent les cas des prêtres qui sont tombés et tout récemment la déformation des propos du Pape constitue un véritable lynchage où la haine a montré son véritable visage) Et tout ça sans compter la presse soi-disant "catholique". Un ver destiné à ronger la religion de par son intérieur et qui éloigne  les chrétiens petit à petit de Dieu  pour n'en faire qu'une vague morale 'humaniste". Puis il a le cinéma, les politiciens. Les chrétiens étant censés voter à droite, il faut absolument les éloigner de la religion et, si possible, éradiquer la religion de la terre pour ne plus subir sa concurrence. Et on fait feu de tout bois! Mais la droite ne vaut pas mieux. Combien d'églises auront vidé les "humoristes" pourtant classés à droite et leur recherche de faire rire à tout prix. Le mal provoqué par leurs mauvaises plaisanteries est incalculable !

L’Eglise n’est pas une citadelle assiégée, attaquée de toutes parts, et dans laquelle les croyants doivent s’enfermer pour se défendre – a-t-on dit après le concile- il faut qu’elle vive dans le monde, s’ouvre au monde et brille dans le monde. Certes tout cela est vrai. Il faut bien pousser les chrétiens à faire de l’apostolat, à s"engager". Le Christ lui-même l’a dit, mais pourquoi les églises se sont-elles vidées depuis une cinquantaine d’années ? Ont abandonné l’Eglise les moins armés, les plus fragiles, les plus exposés. Personne ne les a protégés, ni secourus. Combien continueraient à croire en Dieu d'une façon visible si on les avait compris; si on leur avait tendu une main pour les aider à se relever, à  tenir et résister à toutes ces pressions. L’Eglise n’a pas pu, n’a pas su les comprendre et ne leur a pas donné les armes pour se défendre.

L'article XVIII de la déclaration des droits de l'homme précise que tout citoyen a le droit de croire ou ne pas croire, d'exercer ce droit tant en public qu'en privé, de pratiquer, d'enseigner et accomplir son culte librement. Sans parler des pays totalitaires, ce droit est bafoué dans la plupart des pays dits démocratiques. Au mieux il est toléré avec bien des restrictions souvent cachées sous des discours apparemment bienveillants et tolérants. Les croyants ont été et sont persécutés.  cette persécution va de la  mort, à une pression quotidienne et en apparence anodine.

Pourtant croire en un dieu pour une partie de la population est aussi indispensable que l'air pour respirer et peut-on empêcher quelqu'un de respirer!  Depuis la nuit des temps, les hommes ont cherché un dieu. Que n'ont donc pas compris cela nombre de politiciens voulant imposer leur athéisme  au monde entier !! Pourquoi tous ces gens qui ne croient en rien veulent-ils à tout prix empêcher les autres de croire ?
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§!
 
bandera-ani.gifEn Espagne à partir de 1931 et l'avènement de la République, cette persécution  fut menée avec une telle violence qu'elle dépassa les précédentes en France pendant la révolution, celle de la Russie et celle du Mexique et de loin la persécution des premiers chrétiens au temps des romains. Le nombre de morts pour motifs uniquement religieux n'est pas calculable, mais sur les 70 000 personnes qui furent assassinées en zone "rouge" ou républicaine on peut dire sans peur de se tromper qu'entre 70 et 80 % le furent pour cette seule et unique raison.
A quoi était due cette haine ? Les arguments avancés pour essayer de la justifier sont facilement  réfutables et vous trouverez les arguments inverses dans ce site. Il suffit d'un petit peu de bons sens pour comprendre qu'ils ne dépassaient pas le stade d'une propagande primaire (qui a pourtant façonné une opinion publique mondiale peu informée). Malgré une multitude de livres et des thèses philosophiques de très haute teneur, cette haine tient dans une phrase. Jean Macé l'a prononça en 1866 alors qu'il venait de créer La ligue de l'Enseignement :
qui détient l'enseignement tient la France. Cette phrase n'a pas perdu un pouce d'actualité et s'applique à tous les pays.
 
 
Depuis la révolution française, des intellectuels anticléricaux et athées (souvent aussi francs-maçons) se chargeaient de mener de violentes campagnes pour "libérer" le peuple de l'emprise de la religion. Après quelques périodes d'accalmies, ils reprirent dans les années 1860 et continuèrent  jusqu'à la séparation de l'Eglise de l'Etat au début du XX siècle.   
Cette séparation de l'Eglise et l'Etat, si  elle avait été menée dans le respect  mutuel, ne pouvait qu'être bénéfique aussi  bien à l'une qu'à l'autre partie. L'Eglise se libérait du  Concordat qui limitait son autonomie et sa liberté et une laïcité positive sans agressivité ni violence aurait évité pas mal de problèmes à l'Etat.
Si on étudie la période depuis 1860 à 1914 en France et celle de 1931 à 1936 en Espagne on trouve pratiquement tous les mêmes ingrédients : Anticléricalisme, athéisme, intolérance, volonté violente et avouée de "débarrasser" coûte que coûte le pays de la religion catholique et de tous ses représentants.
On trouve exactement le même langage, les mêmes discours, les mêmes actions chez les Jules Ferry, Gambetta, Emile Combes, Aristide Briand etc. pour n'en citer que quelques-uns que l'on retrouvera ensuite en Espagne chez  Fernando de los Ríos, les Azaña, Largo Caballero, Jimenez de Asua, etc. A la différence qu'en France on dispersera toutes les congrégations, expulsera les membres de quelques-unes hors du pays; on procédera à la laïcisation de l'enseignement et interdira à tous les religieux ou religieuses le droit d'enseigner; on nationalisera les biens de l'église et on rompra  les relations avec le Vatican, mais, mises à part deux ou trois personnes s'affrontant aux forces de l'ordre venues expulser des prêtres, il n'y aura pas de morts. 
A l'inverse, en Espagne, dès les premiers jours de la République et la préparation de la nouvelle Constitution aux cortes, un député se tourna vers la droite et menaçant du poing annonça – ¡no ha de quedar ni un solo cura ni un solo fraile! (1) (Il ne devra rester ni un seul curé, ni un seul moine). LARGO CABALLERO, annonça,"L'heure des règlements de comptes est arrivée" "Tous les prêtres, tous les religieux devront être fusillés". "Il faut éradiquer la religion de notre sol":
 
Le 1er mai 1931  -soit quelques jours après l'avènement de la République- on retrouva le curé du village de Villafuente (Palencia) cloué au sol. On l'avait traversé avec un bâton et laissé là, agonisant. La persécution religieuse venait de commencer. Elle fera plus de 7 000 victimes dans le clergé mais combien de chrétiens "ordinaires" Trente mille? Quarante mille ?  Cinquante mille? 75 % de ces victimes furent assassinées dans le premier mois de la guerre !
On reprochera à l'Eglise de s'être rangée du côté du dictateur ! Et que pouvait-elle faire d'autre ?
 
(1)Difficile ce verbe  avoir! La meilleure traduction est certainement : il ne restera  ni un seul curé ni un seul moine! Ou: il ne devra rester ni un seul curé ni un seul moine!

 Blois-11oct2008-06.jpg

.Dédicace du livre sur la guerre civile d'Espagne (au salon du livre d'histoire de Blois)

Le choc des deux Espagne

Si le livre vous intéresse cliquez sur la photo

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                     Les Chrétiens persécutés

 Persécution en Espagne pendant la II République



La conduite de l'Eglise espagnole pendant la guerre civile est encore et toujours, violemment critiquée.
Accusée de réactionnaire, hypocrite, fasciste, obscurantiste, elle aurait été soumise aux puissants et aurait méprisé les pauvres.
Immensément riche, elle se serait rangée du côté dela force de peur de perdre ses privilèges.

Pourtant, il suffit d'étudier un peu cette époque pour s'apercevoir que toutes ces critiques ne dépassent pas le stade de la propagande. Elles peuvent facilement être réfutées, une par une.
C'est ce que vous pourrez trouver sur ce site.

Lisez argument par argument. vous comprendrez vite qu'il suffit d'un peu de bon sens, pour s'en convaincre. Puis lisez quelques unes des horreurs commises dans la page "le massacre"
 

 

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