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L'article XVIII de la déclaration des droits de l'homme précise que tout citoyen a le droit de croire ou ne pas croire, d'exercer ce droit tant en public qu'en privé, de pratiquer, d'enseigner et accomplir son culte librement. 

Sans parler des pays totalitaires, ce droit est bafoué dans la plupart des pays dits démocratiques. Au mieux il est toléré avec bien des restrictions souvent cachées sous des discours apparemment bienveillants et tolérants. Les croyants ont été et sont persécutés et cette persécution va de la  mort, aux railleries quotidiennes et en apparence anodines, mais qui deviennent, à la longue, tout aussi  intolérables et efficaces que les premières. En fait, elles poursuivent le même but : l'éradication de la religion de la terre.

Pourtant croire en un dieu pour une partie de la population est aussi indispensable que l'air pour respirer et, peut-on empêcher quelqu'un de respirer ?! Tôt ou tard il essaiera de se dégager et plus il sera étouffé et plus il emploiera sa force pour se libérer. Que n'ont donc pas compris cela nombre de politiciens voulant imposer leur athéisme  au monde entier !!  
En Espagne à partir de 1931 et l'avènement de la République, cette persécution  fut menées avec une telle violence qu'elle dépassa les précédentes en France pendant la révolution, celle de la Russie et celle du Mexique et de loin la persécution des premiers chrétiens au temps des romains. Le nombre de morts pour motifs uniquement religieux n'est pas calculable, mais sur les 70 000 personnes qui furent assassinées en zone "rouge" ou républicaine on pourrait dire sans peur de se tromper qu'entre 70 et 80 % le furent pour cette seule et unique raison.
A quoi était due cette haine ? Les arguments avancés pour essayer de la justifier sont facilement  réfutables et vous trouverez les arguments inverses dans ce site. Il suffit d'un petit peu de bons sens pour comprendre qu'ils ne dépassaient pas le stade d'une propagande primaire (qui a pourtant façonné une opinion publique mondiale peu informée). Malgré une multitude de livres et des thèses philosophiques de très haute teneur, cette haine tient dans une phrase. Jean Macé l'a prononça en 1866 alors qu'il venait de créer La ligue de l'Enseignement :
qui détient l'enseignement tient la France. Cette phrase n'a pas perdu un pouce d'actualité et s'applique à tous les pays.
 
Depuis la révolution française, des intellectuels anticléricaux et athées (souvent aussi francs-maçons) se chargeaient de mener de violentes campagnes pour "libérer" le peuple de l'emprise de la religion. Après quelques périodes d'accalmies, ils reprirent dans les années 1860 et continuèrent  jusqu'à la séparation de l'Eglise de l'Etat au début du XX siècle.   
La séparation de l'Eglise et l'Etat, si  elle avait été menée dans le respect  mutuel, ne pouvait qu'être bénéfique aussi  bien à l'une qu'à l'autre partie. L'Eglise se libérait du  Concordat qui limitait son autonomie et sa liberté et une laïcité positive sans agressivité ni violence aurait évité pas mal de problèmes à l'Etat.
Si on étudie la période depuis 1860 à 1914 en France et celle de 1931 à 1936 en Espagne on trouve pratiquement tous les mêmes ingrédients : Anticléricalisme, athéisme, intolérance, volonté violente et avouée de "débarrasser" coûte que coûte le pays de la religion catholique et de tous ses représentants.
On trouve exactement le même langage, les mêmes discours, les mêmes actions chez les Jules Ferry, Gambetta, Emile Combes etc. pour n'en citer que quelques-uns que l'on retrouvera ensuite en Espagne chez  Fernando de los Ríos, les Azaña, Largo Caballero etc. A la différence qu'en France on dispersera toutes les congrégations, expulsera les membres de quelques-unes hors du pays; procédera à la laïcisation de l'enseignement et interdira à tous les religieux ou religieuses le droit d'enseigner et même de pénétrer dans un bâtiment scolaire; on nationalisera les biens de l'église et on rompra  les relations avec le Vatican, mais, mises à part deux ou trois personnes s'affrontant aux forces de l'ordre venant expulser des prêtres, il n'y aura pas de morts. 
A l'inverse, en Espagne, dès les premiers jours de la République et la préparation de la nouvelle Constitution aux cortes, un député se tourna vers la droite et menaçant du poing annonça – ¡no ha de quedar ni un solo cura ni un solo fraile! (1) LARGO CABALLERO, annonça,"L'heure des règlements de comptes est arrivée" "Tous les prêtres, tous les religieux devront être fusillés". "Il faut éradiquer la religion de notre sol":
 
Le 1er mai 1931  -soit quelques jours après l'avènement de la République- on retrouve le curé du village de Villafuente (Palencia) cloué au sol. On l'avait traversé avec un bâton. La persécution religieuse venait de commencer. Elle fera plus de 7 000 victimes dans le clergé mais combien de chrétiens "ordinaires" Trente mille? Quarante mille ?  Cinquante mille? 75 % de ces victimes furent assassinées dans le premier mois de la guerre !
 
On reprochera à l'Eglise de s'être rangée du côté du dictateur ! On voit mal ce qu'elle pouvait faire d'autre ?
 
(1)Difficile ce verbe  avoir! La meilleure traduction est certainement : il ne restera  ni un seul curé ni un seul moine! Ou: il ne devra rester ni un seul curé ni un seul moine!

 

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